Il y a l’écriture et puis les cris.

Il y a ce que j’ai envie de dire

Et puis ces mots qui ne viennent pas toujours quand je les appelle.

Il y a ce que j’écris

Et puis ce que je n’ose pas écrire parce que c’est maladroit, qu’on pourrait mal le prendre.

Il y a ce qui s’écrit tout seul

Et puis ce qui a du mal à sortir de ma tête parce que ça fait mal d’y penser.

Il y a ce que je pense de mes textes

Et puis ce que les autres en disent.

Il y a les prises de notes sur tout et rien

Et puis ce que j’en fais ou pas.

Il y a les petits textes, histoires qui tiennent en trois lignes

Et puis ces textes qui s’étalent, s’étalent sur plusieurs pages.

Il y a ces textes écrits en un seul élan rapide comme une esquisse

Et puis ces textes pleins de ratures, de corrections comme des rustines sur un vieux pneu.

Il y a mon imagination vagabonde et capricieuse

Et puis ce stylo qui court sur le papier aussi vite qu’il peut.

Il y a ces mots que je lis, que j’entends

Et puis ces images qui arrivent dans ma tête comme le souvenir d’un film oublié.